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Le ray tracing est l'une des technologies graphiques les plus discutées de ces dernières années. Promesse d'un rendu photoréaliste, mais aussi gourmandise en ressources GPU : voici tout ce qu'il faut comprendre sur cette technique et son impact concret en jeu.
Le ray tracing (ou lancer de rayons en français) est une technique de rendu graphique qui simule le comportement physique réel de la lumière. Plutôt que de calculer l'éclairage de façon approximative comme le fait la rasterisation traditionnelle, le ray tracing trace le chemin des rayons lumineux pixel par pixel, en simulant leurs réflexions, réfractions et absorptions à travers la scène.
Concrètement : le moteur graphique lance des rayons depuis la caméra vers chaque pixel de l'image, calcule avec quels objets ces rayons entrent en collision, puis détermine comment la lumière se réfléchit ou se réfracte à partir de ces points de contact pour calculer la couleur finale du pixel.
Jusqu'à l'arrivée du ray tracing temps réel, tous les jeux vidéo utilisaient (et utilisent encore majoritairement) la rasterisation — une technique qui projette les polygones 3D sur l'écran 2D et simule l'éclairage avec des approximations et des astuces visuelles (shadow maps, screen-space reflections, ambient occlusion…).
| Aspect | Rasterisation | Ray tracing |
|---|---|---|
| Réflexions | Approximées (SSR, cubemaps) | Physiquement exactes |
| Ombres | Shadow maps (parfois aliasées) | Douces et précises |
| Illumination globale | Précalculée ou simulée | Calculée en temps réel |
| Performances GPU | Légères | Très lourdes |
| Réalisme visuel | Bon avec des astuces | Photoréaliste |
Le ray tracing a un impact visuel particulièrement marqué sur plusieurs aspects du rendu :
Le ray tracing est extrêmement coûteux en calcul. Activer le ray tracing dans un jeu peut réduire les FPS de 30 à 60 % par rapport à la rasterisation seule, selon le niveau d'implémentation et le GPU utilisé.
C'est pourquoi NVIDIA a développé les cœurs RT Cores dans ses GPU RTX (depuis la série RTX 2000), et AMD les Ray Accelerators dans ses GPU RDNA2+. Ces unités matérielles dédiées accélèrent les calculs de ray tracing sans passer par les shaders classiques, rendant la technologie utilisable en temps réel — à condition de la combiner avec des technologies d'upscaling.
Pour compenser la perte de FPS causée par le ray tracing, les développeurs l'associent quasi systématiquement aux technologies d'upscaling :
Bon à savoir : en 2026, la plupart des joueurs qui activent le ray tracing le font avec DLSS ou FSR actif simultanément. Sans upscaling, le ray tracing ultra en 4K reste inaccessible même sur les GPU les plus puissants comme la RTX 5090 ou la RX 9900 XTX à des framerates jouables.
Il existe différents niveaux d'implémentation du ray tracing dans les jeux :
Le path tracing produit les images les plus photoréalistes jamais vues en temps réel, mais il est aussi le plus gourmand — il nécessite un GPU haut de gamme récent et DLSS/FSR pour rester jouable.
Bon à savoir : si vous jouez principalement à des jeux compétitifs (CS2, Valorant, Apex Legends), désactivez le ray tracing. Ces jeux n'en bénéficient pas visuellement de façon significative et les FPS supplémentaires obtenus sans ray tracing sont bien plus précieux pour votre performance que le réalisme visuel qu'il apporte.